Nous observons depuis un certain temps que la géopolitique est en train de se transformer. Les États cherchent à étendre leurs territoires, acquérir des ressources naturelles, et n'hésitent pas à recourir à la guerre si nécessaire. Parallèlement, les dettes publiques s'accumulent tandis que les priorités budgétaires privilégient l'acquisition militaire au détriment du bien-être des populations. Les gestionnaires politiques semblent dépassés par la complexité des problèmes mondiaux. De plus, l'intelligence artificielle n'est toujours pas encadrée juridiquement à l'échelle planétaire.
Les régimes autocratiques et leur hostilité : Les états dictatoriaux et autocratiques ne tolèrent plus la démocratie, le pluralisme ni les discours intellectuels libres. La Russie illustre cette tendance en attaquant l'Ukraine en 2022, sous prétexte de se sentir prisonnière de l'Occident et de voir ses frontières menacées. De même, les États-Unis agissent dans l'Amérique du Sud et au Moyen-Orient en ciblant des entités qualifiées de terroristes. Dans quelle direction nous mène-t-on ? Sommes-nous à l'aube d'une troisième guerre mondiale ?
Le système actuel : Il repose sur une logique de puissance où la survie des États prime sur celle de leurs citoyens. Les budgets militaires croissent tandis que ceux dédiés à la santé, à l'éducation ou au climat stagnent ou régressent. Cette orientation structurelle rend toute gestion globale des défis (crise climatique, pandémies, inégalités) extrêmement difficile, voire impossible, tant que la sécurité reste définie uniquement par la force.
L'absence de gouvernance mondiale : Sans cadre juridique commun pour l'IA et sans institution supranationale forte, chaque État agit selon son intérêt immédiat, créant des externalités négatives pour tous.
La politique traditionnelle semble avoir échoué à protéger l'humanité. Les guerres ne profitent qu'à ceux qui les déclenchent ; elles ne génèrent aucune empathie réelle pour leurs victimes parmi les décideurs. Pourrions-nous imaginer une autre forme de gouvernance que la politique telle qu'on la connaît ? Un système adapté aux défis systémiques du XXIe siècle pourrait-il être envisagé ? Faut-il abolir les dictatures pour instaurer une gestion commune mondiale préservant l'intégrité de la planète ainsi que ses habitants ? Est-ce une illusion ou une nécessité impérieuse ? Ne pourrions-nous pas laisser les humanoïdes accomplir certaines tâches à notre place, libérant ainsi les humains pour une réflexion plus profonde sur leur condition ?
Les questions ouvertes
La politique permet-elle réellement aux humains d'être heureux, ou est-elle devenue un instrument de domination ?
Existe-t-il un moyen alternatif de gérer la planète qui ne passe pas par la compétition inter-États ?
Quels mécanismes pourraient interdire efficacement les dictateurs sans violer les souverainetés nationales ?
Peut-on élever une génération "philocartésienne", capable de conjuguer rigueur intellectuelle et compassion humaine face aux défis planétaires ?
L'argent demeure-t-il encore l'indicateur indispensable de la valeur dans ce nouveau monde ?
Une nouvelle humanité devrait être responsable de ses actes et protéger non seulement son habitat mais aussi l'ensemble de l'humanité afin de faire face aux défis autrement par une perte de notre civilisation.
Conclusion— Une remise en question radicale ?
La réponse est simple : non, pas telle qu'elle fonctionne aujourd'hui.
Car si l'on observe les faits sans concession, la politique contemporaine n'est pas un art de gouverner pour le bien commun, mais un exercice de survie étatique où la gloire et la puissance pèsent plus lourd que la vie humaine. Les budgets explosent pour l'armement tandis que les hôpitaux et les écoles peinent ; les dictateurs se renforcent au nom de la sécurité nationale, et l'humanité regarde passer les crises climatiques comme on regarde la météo.
L'illusion serait de croire qu'une réforme mineure ou un nouveau traité suffira à inverser cette tendance. Le problème ne vient pas seulement des dirigeants, mais du système lui-même, où la compétition prime sur la coopération, et où l'intérêt national s'arroge le droit de nuire à autrui.
Alors, peut-on imaginer autre chose ?
Peut-être que la vraie révolution ne passera pas par plus de politique, mais par moins d'État dans certains domaines, et plus d'humains responsables. Peut-être que l'avenir exige une génération capable de penser cartésiennement tout en agissant philosophiquement : rigoureuse dans ses analyses, mais engagée dans sa compassion.
Pour l'heure, la politique ne sauve personne ; elle tente juste de retarder l'effondrement ou de l'organiser. La question n'est donc pas "peut-elle sauver le monde ?", mais "qui doit être sauvé ?" et "par qui ?"
Le monde ne sera pas sauvé par les institutions actuelles, mais par ceux qui refuseront de jouer selon leurs règles.
